Les livrets d'épargne

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Il existe 2 catégories de livrets d’épargne :

 Les livrets règlementés

 Les livrets bancaires et super livrets

 

 

Les livrets réglementés : 

 

Les livrets d’épargne réglementée sont l’un des produits préférés des Français puisque plus de 90 % des Français âgés de plus de 15 ans en possèdent au moins un.

Ces produits sont encouragés par l’Etat qui en fixe le taux, exonère les intérêts perçus de tout impôt. Les sommes ainsi placées sont affectées, pour l’essentiel au financement du logement social.

Le Livret A. avec un encours de 283 milliards d’euros à la fin de l’année 2018 est sans contexte le plus populaire malgré la faiblesse de son taux d’intérêts de 0.50%. Son grand succès vient avant tout de la disponibilité immédiate des sommes déposées. Il peut être ouvert par toute personne, quel que soit son âge, et le plafond de dépôts est de 22 950 €.

Le LDDS- Livret de développement durable et solidaire propose également une rémunération des sommes déposées dans la limite de 12 000 € au taux de 0.75% calculé par quinzaine entière. Comme pour le livret A, il ne peut être ouvert qu’un livret par contribuable ou un livret pour chacun des époux ou partenaires liés par un PACS, soumis à une imposition commune.

Il existe d’autres livrets d’épargne réglementés dont les dépôts restent également disponibles : le livret d’épargne populaire (LEP) destiné aux personnes à revenus modestes et qui répondent à certains critères de revenus, le livret jeune dont les retraits nécessitent l’autorisation des parents avant les 16 ans de l’enfant.

Le compte épargne logement (CEL) et le Plan d’épargne logement (PEL) permettent l’obtention d’un crédit immobilier complémentaire à taux réduit, d’une part, et une prime de l’Etat, d’autre part. Compte tenu de la baisse des taux des crédits immobiliers, le compte et le plan d’épargne logement sont utilisés uniquement comme des livrets d’épargne.

 

 

 

 

Les livrets bancaires et super livrets : 

 

En plus des livrets d’épargne réglementés, tous les établissements financiers peuvent proposer aussi des livrets bancaires et « super livrets. Ces derniers fonctionnent comme les livrets réglementés, à la différence que leur taux n’est pas fixé par l’Etat, qu’il n’existe aucun plafond de versement et que les intérêts perçus à compter du 1er janvier 2018 sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux global de 30 % (17,2 % de prélèvements sociaux et 12,8 % d’imposition fiscale).

Le PFU est prélevé par la banque lors du versement des intérêts. Mais lors de la déclaration des revenus, il est possible d’opter pour une imposition au barème progressif (entre 0 et 45 %). Cette option est globale pour tous les revenus de placement du contribuable.

Attention aux « super Livrets » ! bien souvent, les taux (qui sont annuels), bien que plus attractifs, sont souvent proposés pour les nouveaux dépôts et généralement sur une période limitée à trois mois.

Mais aujourd’hui, tous les livrets font perdre du pouvoir d’achat à leurs propriétaires. Leurs "performances" sont inférieur à l’inflation, qui a atteint 1,8% en 2018, d’après l’INSEE.

Seul le besoin d’une épargne de précaution disponible à tout moment peut justifier le maintien d’une partie de son épargne sur des livrets. En abuser serait une erreur de gestion !